BLOG – Tics de langage

telechargement-1Nous en avons tous. Ils ne sont pas mortels, quoique… François Morel a un ami un peu excessif, favorable à la peine de mort pour les personnes qui mettent “du coup” ou “juste” à tout bout de champ. Ah ! les tics de langage.

Je ne vous apprends sans doute rien : le « Monsieur Morel » des Deschiens sur Canal Plus, de 1993 à 2000 – cela ne nous rajeunit pas… – est aussi chroniqueur tous les vendredis sur France Inter, à 9 h 55. Quelle plume ! Nombreuses sont celles et ceux qui attendent son billet ou le réécoutent, plus tard, sur la page ad hoc. Ses chroniques radiophoniques font régulièrement l’objet de recueils – dont je guette à chaque fois la sortie – et que je vous conseille : « L’air de rien », « Je veux être futile à la France », « Je rigolerais qu’il pleuve ». De véritables antidotes à la morosité ambiante. Mais je m’égare…

Ce vendredi matin (30 septembre 2016), il était question d’anglicismes (en l’occurrence : les mots « impacter » utilisé pour « influencer » et « juste » utilisé pour « simplement ») et autres tics de langage (« du coup », « au jour d’aujourd’hui », « jubilatoire »). François Morel, une fois encore, fait mouche.

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-francois-morel/le-billet-de-francois-morel-30-septembre-2016

Et si vous aimez – comme moi – François Morel : http://www.francoismorel.com/

BLOG – Le Géant à lire

téléchargementConnaissez-vous Roald Dahl ? Forcément. Ne serait-ce que Charlie et la chocolaterie, adapté en 2005 au cinéma par un certain Tim Burton. C’était de lui ! La sortie sur grand écran le 20 juillet dernier du BGG alias Le Bon Gros Géant, réalisé cette fois-ci par Steven Spielberg, est l’occasion de (re)découvrir… ce géant (lui aussi) de la littérature jeunesse.

La revue Lire consacre d’ailleurs un formidable hors-série à l’écrivain britannique et auteur jeunesse le plus vendu de la planète, traduit en plus de soixante langues et lu depuis quarante ans dans le monde entier ! Son destin, son œuvre, ses secrets (d’écriture) ou encore les confidences de ses proches : vous saurez tout – ou presque –  sur celui qui a su séduire ses lecteurs, petits et grands, à coups de contes acidulés, de nouvelles macabres et de récits hauts en couleur !

Pourquoi ne pas commencer par la lecture du Bon Gros Géant, si vous n’avez pas déjà eu l’occasion de plonger dans l’univers de Roald Dahl ? C’est d’actualité – je n’ai cependant vu le film de Spielberg, n’hésitez pas à me donner votre avis… – et c’est surtout un enchantement assuré. Tout l’univers de l’enfance se cristallise dans ce conte, le préféré de son auteur. Bonne lecture !

Et pour les amoureux des mots, sachez que c’est à l’occasion du Bon Gros Géant que Roald Dahl inaugura sa novlangue : un cocktail de trouvailles linguistiques, mots-valises et autres néologismes qui ont fait (aussi) sa renommée. Preuve supplémentaire de la créativité linguistique de l’écrivain gallois : la publication, à l’occasion du centenaire de sa naissance (1916), d’un dictionnaire – conçu par des spécialistes ès lettres de la prestigieuse université d’Oxford – regroupant quelque 8 000 mots courants ou inventés par le romancier, ainsi que de nombreux exercices d’écriture pour apprendre et s’amuser avec les mots. Un ouvrage que l’on espère, un jour, disponible… en français.    

À réécouter : la première partie de l’émission La grande table d’été (France Culture) consacré au film Le Bon Gros Géant. Première diffusion : 20 juillet 2016. En compagnie de Timothée de Fombelle, Quentin Blake et Jean-François Ménard. Très intéressant !

http://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-d-ete/bon-gros-geant-philippe-hersant#

A lire : le magazine Lire hors-série n°21. Sorti le 16 juin 2016. 108 pages. 6,90€

Mais aussi :

Les pages consacrées à Roald Dahl par les éditions Gallimard :

http://www.gallimard-jeunesse.fr/Livres-pour-enfants-Gallimard-Jeunesse/Auteur/Roald-Dahl

Le site officiel (en anglais…) de Roald Dahl :

https://www.roalddahl.com/

BLOG – L’ironie du sport

th98ZPZLGUFrance Télévisions a rendu hommage le mardi 19 juillet après-midi – jour de repos pour les cyclistes du Tour de France – à un écrivain qui préférait le maillot jaune à l’habit vert des immortels de l’Académie française : Antoine Blondin.

Le documentaire signé Christophe Duchiron « livre » un portrait sensible de cet esthète des mots, désenchanté et truculent, grand buveur devant l’éternel… L’une des séquences les plus passionnantes raconte son rapport à l’écriture. Comme romancier. Et comme chroniqueur sportif. L’auteur d’Un singe en hiver (adapté au cinéma et immortalisé par les interprétations de Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo) a en effet écrit le roman…  de La Grande Boucle : cinq cent vingt-quatre chroniques publiées dans le quotidien L’Equipe, entre 1954 et 1982.

Au cours de ces vingt-huit années de pérégrinations sportives, au rythme de son humeur (humour) vagabonde, Antoine Blondin s’est intéressé à beaucoup d’autres disciplines : l’athlétisme, l’aviron, le basket-ball, le bobsleigh, la boxe, le canoë-kayak, le cyclisme sur route et sur piste, l’équitation, l’escrime, le football, la gymnastique, les haltères, le judo, la lutte, la natation, le patinage artistique, le rugby, le saut à skis, le ski alpin, le tennis et le tir. Excusez du peu. Cet étonnant florilège est réuni dans un ouvrage qui a été publié en 1988, L’ironie du sport. Je dois vous l’avouer : c’est l’un de mes livres de chevet.

Il est certainement possible de revoir ce documentaire de Christophe Duchiron (sur internet), mais je n’ai pas encore trouvé comment. Désolé. En attendant (un lien…), courez vite chez votre libraire préféré ou à la médiathèque la plus proche de chez vous : car Blondin, de toute façon… c’est encore mieux en le lisant !